06/05/2008

Te Deum Seigneur

Ongle éclaté en monceaux de chair,
Sur le sol d'une table, un lundi
Ils s'écaillent, et le doigt vocifère
« Bientôt, ton os écartèlera son habit ».

Les canines cognent avec entrain les empreintes,
D'une peau délavée par la salive blanche,
Et la voix gronde fort, l'enfant étourdi dans l'étreinte,
D'un tic enlacé à du rose pervenche.

Les évêques et les gras messieurs dans leurs fauteuils,
Ont mine boursouflée d'une allergie étrange, pour l'encens
Et l'un deux, vêtu de rouge, s'enivre de cet écueil,
Il aime parfois sucer l'âpre goût du sang.

Au clair des colonnes, Dieu étire ses doigts d'or
Dans son suair sale, le genou plié de prostration;
Et lève un calice au ciel que la lumière du dehors,
Au travers des icônes, blémit de ses rayons.

Vampire aux pas silencieux, à vocation cléricale,
Ses mains jointes, meurtries sont vouées à Dieu,
J'entend sa robe précéder les pieuses bacchanales
L'hostie haute, et des cercles dans les yeux.


 

Notre_Dame_de_Paris_by_Stephane_Burlot

 

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13:46 Écrit par Comtesse Christa dans Au Seigneur | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mort, dieu, religion, desillusion, violence, ongle |  Facebook |

Commentaires

Très belle poésie, cet essai est si difficile, surtout sur le thème choisi. L'idée même d'idolâtrer un homme en croix, au delà de toute croyance m'a toujours effrayé...

Je suis un agnostique iconoclaste !!

Écrit par : foxxy1 | 02/03/2009

Les commentaires sont fermés.