08/05/2008

Viole La Mer

C'est a cloche-pieds que je jouais sur le ponton,
Nue, j'étais nue et il y'avait la mer en houppelande à motifs d'oiseaux.
Ceux là par milliers, ont des cris à fendre toutes les toiles et tous les tableaux;
De toutes ces images où les soleils s'étirent comme de vieux ponts.

L'haleine de ce vent glacial, avec des rafales, surit les nappes d'eaux salées.
Pareil à ta peau, et l'infini de ton corps auquels j'ai tant goûté
J'ai le monde entier qui s'évade, dans quelque exode que je ne suis plus
La sécheresse de mon coeur a fait mourir ce que j'ai vécu.

Les vagues sont ces dos de baleines, à bosses de tempêtes,
Où l'air s'engouffre ainsi que des milliards de radeaux
Et des âmes, et des nauvragés, que les écumes rejettent
Sur les îles vides de lointains échos.


J'ai déboutonné jusqu'a l'arrogance de ma robe jaune
Et les écus vont être des astres qui scintillent
Dévorée par le regret comme par toute cette faune:
Je suis nue car plus rien ne m'habille.

J'ai les fards empourprés des Néreïdes pour masque,
Mes tétons sont avalés par des fées translucides,
Mes pieds frappent l'écume blanche, l'écume flasque
Comme si je pouvais y nager, ou sauter dans ce vide.

Assise, je suis assise.
Alors que les mers sont endormies,
Et les arbres sont debouts.

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00:00 Écrit par Comtesse Christa dans Viole la Mer | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mer, reve, songe, voyage, nue, beaute, poesie |  Facebook |

Commentaires

Un texte beau, doux et plein d'amour, un vrai poème! bravo .amitiés

Écrit par : cimo | 25/10/2008

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