12/05/2008

Pousse, Pousse jolie Plante


Ce ne sont plus des certitudes, mais d'absolues conceptions
Nos âges ardents dépouillent le monde de propos à symboles,
Et leurs bras primates le long des côtes que nous effleurons
Brandissent déjà les funestes cohortes de leurs maigres oboles.
Le monde s'agite sous un foulard d'argent, et les étoiles palissent
Les soirs ensemble ont laissé place aux ombres, et vos espoirs,
Se sont liquéfiés en pleures aux tréfonds des liquides abysses.
Jeunesse ! Vos beaux présages ont déjà un goût bien dérisoire.

Les rides, aux doigts lépreux et aux courbes molles s'esquissent,
Sur le blanc vitreux d'mon squelette accoudé à une rame de métro
Et les rails m'écorchent les bras, et mes membres noircis de silice,
Il y'a tous ces cris d'angoisse suspendus en échos.

Ce ne sont plus des rêveries romantiques, ni l'Eloge de l'émoi
La lucidité détruit les notes aigues au tambour des grosses voix
Qui se délectent de l'insalubre et du crime, en nous observant,
Nos âmes sont chaotiques, Humain terrible, Homme terrifiant ;
Je me prends à voir le monde comme une grosse orange pourrie
Dont la couleur aurait rosie aux fards du temps, vielle gangrène !
Et la nature obèse, se paresse en serpent d'Ethiopie
Sa maigreur annonce la mort, comme elle prédira la mienne.

Au péage de mes poumons se trouve un grain de tabac sclérosé, qui inconscient encore de sa position fatale, délibère entre l'étouffement et la fuite.

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Commentaires

Voilà déjà un élément pour ma première play-list Deezer ;-) Plus les quelques autres, déjà connus aussi ou découverts, que je viens de glaner chez toi.

[i]J'espère que le grain de tabac aura opté pour le suicide par étouffement ! A-t-on idée de venir polluer un poumon rosi, orangé, bleuté même ou irisé ! mais pas encore pourri comme une éponge gangrénée ???[/i]

Écrit par : Fantôme de Lune | 11/01/2009

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