15/05/2008

Israël

Deux états avec une seule et même capitale,
L’un est d’ocre, l’autre de poussière
On y boit les récoltes  frugales,
Et les racines mortes dans la terre.

Vers ces tasses bleues, qu’on retrouve en marée basse
Dont le front est d’or, aussi lisse qu’une caryatide
Le peuple marche,  cheveux troués dans la calebasse
Brune autant que l’exode de ces apatrides.

Deux états, d’un drapeau hissé par les fistots
D’écoles peintes d’hélianthes tubéreux,
A la mer noire de larges paquebots,
D’Hymnes guerriers chantés en Hébreux.

Des glaives par déserts tout entiers,
Brillants et sales sur leurs socles d’airain
Des corps fusent à l’éclat d’obus meurtrier,
Dont l’émaille terne a ce reflet purpurin.

Culpam Nostram, le temps s’est mortifié et  pleure,
Par delà des champs labourés à fauches noires,
De coussins rouges éparses en fleurs.
Qui se meurent dans cette terre d’ivoire.

Israël, Synagogue aux dômes vernis par la Topaze
De broderies de rires, et aux cheveux secs
Ton sang se nourrit des exilés du Caucase
Et du vacarme lourd des jaunes insectes.

Il y a tous ces ossements rêches qui fulminent,
Dans un bain de fumées blanchâtres,
Aux effluves des roseraies qui dominent,
Les maisons, de chansons et d’albâtre.

Tes filles ont les yeux qui dansent,
Dans ces plantations d’agrumes,
Dont la terre délivre la fragrance
Et ces rires, de chair et de coutume.

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15:07 Écrit par Comtesse Christa dans A Israël | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : israel, poeme, litterature |  Facebook |

Commentaires

Tes images sont très fortes, merci de nous les offrir en partage;

Écrit par : Philippe | 21/05/2008

Troublante et pourtant si belle poésie qui s'articule autour de faits si dramatiques.

Écrit par : foxxy1 | 13/01/2009

Les commentaires sont fermés.