24/05/2008

Des crires

-Ecrire ou pencher son sein à la bouche
Des ivrognes à gueuses et trouble-faits
Mourir au creux brun des souches,
Dont les racines ont faim d’alphabet.

Et s’épancher sur des collines plates,
De géométries scabreuses à souhait
De ses rocailleuses omoplates,
Surgit de lave un sulfureux pamphlet.

C’est comme les rapaces, eux ils me mettent à sac
Des pillards à plumes grossies par les verres d’alcool
Au bleu du ciel, gigantesque ressac
Jaune d’un soleil qui se dit Auréole.

[Tu es dans l’Eglise, alors tais-toi
Ecoute, plutôt la cloche chanter
L’autel du christ est à deux pas,
Entre Marie et les saints sculptés..

Dans les prairies, tout résonne,
Le brin de l’herbe, sa consœur
L’Eglantier du haut de ses Deux Tonnes
Laisse ses feuilles s’envoler

Au vent d'été qui pleure,

Et des sols par milliers.]
 


La joue écrasée contre le ventre terre,
Les bras déchirés par leurs paroles
C’est de ma langue que je déterre,
Vos mains sales qu’on immole

Le noir du geai, c’est ce que j’ai
Quand vous criez : «  le blanc est pur. »
Des milliers de plumes dans la taie,
Et la poésie pour couverture.

Plagia, je siffle ton apostrophe littéraire
Quel que soit ton rôle de pastiche
Courbes molles sonnaient riches
Et quelques grains pour un vers.

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Commentaires

Un talent certain, continue ;)

Écrit par : Immortel95 | 24/05/2008

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