14/07/2008

Les Ardennes

Clocher trempé d’iode et de neige,
Au cimetière marbré ruisselant d’azur
Dont le dôme cornu, cet indomptable siège
Brille de tuiles noires d’étincelantes armures

L’ange blanc a ce visage des soleils roux,        
Qui s’étiolent  aux automnes des Carpathes
Et dont le poing brandit, loge l’artéfact
D’une épée sifflante à la peau lisse du cou.

Le vieil homme est assis sur un banc moussu,
Sa barbe grise borde sa peau brune ;
Et la bière empeste dans tous ses tissus
Son ventre se profile comme une énorme lune.

Et la place se dénude sous des arbres fruitiers,
Flambante de longues plumes d’oiseaux éparses
Aux chants ravis des cieux jaunes en été
Torpilles à bec jonglant dans la farce

Les forêts des Ardennes aux tambours de sabots,
D’un cerf boisé berçant le ru Ecarlate,
L’on entend les essaims grouillants aux tonneaux
D’insectes fébriles et leurs milliers de pattes.

Puis, les enfants s’égrainent et leurs visages d’acier
Tendent un œil charmant vers ces nuages,
Dont les moires surissent des rocs effilés
Où se mêlent cerf-volant et pâturages.
 
 
Terril_____by_grebille

18:46 Écrit par Comtesse Christa dans Les Ardennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, poeme, poesie, ardennes, couvin |  Facebook |

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