20/07/2008

Cassandre

Du sel par poignées grasses, sur paumes blanches

Avec du verre de bouteille et des allumettes,

Jetés au vent d'une marée brune, d'un dimanche

Derrière des monceaux de dunes en miettes.

Nuages moutons et rayon Caravelle,

Poudre piquante qui érode la côte

Violentes raffles sourdes en flanelle

D'un matin mourant au pied de son hôte.

 

Rafales brûlées jusque dans les gorges,

Aux corolles grises de vagues égrainées

De ces falaises affinées par les gorges

D'une mer décharnée.

Cascades d'éclairs rouges et de laves

Souffre d'or en napperons étendards

D'un château cyan d'une mer sans enclaves

Où se languissent les radeaux de pillards.

Les Marins dont on se moque dorment,

Aux ombrages grisonnants des tempêtes

Et l'un deux, plus squelette que difforme

Beugle l'infamie en affaissant sa tête.

 

 

Il y a ce chien à la truffe noire qui court,

Pattes enmêlées aux herbes folles,

Gravissant de ses pas lourds,

Cet Erèbe qu'on immole.

 

Urne cylindrique, soleil saoul en son métal

Titubant sur les cordes salées d'un mât éructé

Et se plie au dos blanc de l'oiseau entêté

Qui de son divin rectum bruni toutes voiles

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21:15 Écrit par Comtesse Christa | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/07/2008

Les Ardennes

Clocher trempé d’iode et de neige,
Au cimetière marbré ruisselant d’azur
Dont le dôme cornu, cet indomptable siège
Brille de tuiles noires d’étincelantes armures

L’ange blanc a ce visage des soleils roux,        
Qui s’étiolent  aux automnes des Carpathes
Et dont le poing brandit, loge l’artéfact
D’une épée sifflante à la peau lisse du cou.

Le vieil homme est assis sur un banc moussu,
Sa barbe grise borde sa peau brune ;
Et la bière empeste dans tous ses tissus
Son ventre se profile comme une énorme lune.

Et la place se dénude sous des arbres fruitiers,
Flambante de longues plumes d’oiseaux éparses
Aux chants ravis des cieux jaunes en été
Torpilles à bec jonglant dans la farce

Les forêts des Ardennes aux tambours de sabots,
D’un cerf boisé berçant le ru Ecarlate,
L’on entend les essaims grouillants aux tonneaux
D’insectes fébriles et leurs milliers de pattes.

Puis, les enfants s’égrainent et leurs visages d’acier
Tendent un œil charmant vers ces nuages,
Dont les moires surissent des rocs effilés
Où se mêlent cerf-volant et pâturages.
 
 
Terril_____by_grebille

18:46 Écrit par Comtesse Christa dans Les Ardennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, poeme, poesie, ardennes, couvin |  Facebook |