22/09/2008

Mille voiles blancs

A l’aube, nous étions mille voiles blancs ;

Tombés et drapées jusqu'aux hanches

Brunies d’écarlate, d’un pas lent :

Des étoiles encore brodées sur nos manches.

Nos poings serrés élevèrent des épées :

Elles étaient toutes massives et d’or

Le jour allait bientôt se lever

Et nous étions l’aurore.

 

C’est a l’herbe qui s’endort et se courbe

Et à l’oiseau qui se met à chanter

Que nous nous savons partir

Car derrière la colline, la nuit encore sourde

Nous presse de revenir.

Et je m'endormais.

 

 

 

Je chuchote ce timbre grave qui paisiblement l'endors,paume posée au creux d'un pelage rèche et mouillé...Sa tête repose et paresse instinctivement sur son corps qu'elle de fin tout un brin tâcheté.

Au tâtonnement d'une patte légère, je la contemple écorchants les fils décrochés, et c'est alors que mon chat s'exaspère : il me frappe d'un miaulement amusé. La mouche est folle, elle vombrit dans la salle; et nos quatre yeux la suivent: impliqués. Viole l'air, insecte, ordure et cannibal: le crapaud dehors viendra te manger. Mon chat se confond avec la terre, il a des pattes d'empreintes sur le sol : la mouche est l'essence de l'atmosphère, elle s'est métamorphosée dans son vol. Et nous voici alors, prisonniers d'une pièce enfumée; écorchée de couloirs brumeux, et de tempêtes. Dont la porte, cet objet massif tout en hêtre a quelque chose d'oscur et de cinglé. Ouvre les yeux grands mon chat, et pétrifie toi de bonheur: Le long de mes jambes, j'entends battre ton coeur. Dans l'écho des ondes où le ronronnement se mêle : On ramasse les âmes mortes à la pelle.

Aube_by_alukandra

 

06:59 Écrit par Comtesse Christa dans Les voiles de l'aurore | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lumiere, aurore, matin, aube, voiles, blancs, clarte |  Facebook |

21/09/2008

La complainte de l'adultère

Cassandre mon amie pourquoi ces nausées,

Et que font-elles ainsi blotties dans ta gorge ?

Tes pas sont lourds, trempés par l’acier des forges

Et ta robe traine sale, sur le pavé.

« Mes mains étaient lavées par l’argile

Mais à présent les voici souillées de boue ;

Je fus l’adultère peu habile :

J’ai rendu mon mari fou. »

Cassandre, ma sœur tes joues sont si maigres

Tes pommettes ont pris la couleur du raisin

Quel est donc ce secret bien aigre,

Qui te cause tant de chagrin ?

Mon visage fut voilé par l’ennui, un jour

Et je fus perdue à jamais, car

A Un rêve, de légèreté et d’amour

Je pris part.

Cassandre, ma fille que fais-tu à la maison ?

Où as-tu perdu le clair de tes yeux si gais ?

Lorsque nous te voyions :

Tu riais

Ma mère j’ai tant de honte à vous revoir

Ma chambre était elle si sombre autrefois?

Est-ce ainsi que j’étais dans le miroir

Je me voyais plus pieuse que cela.

Cassandre, mon amour pourquoi m’as-tu trahi ?

Est-ce là l’orgueil qui t’a rendue folle ?

J’étais épris :

Tu es frivole. »

« Et je tremble aujourd’hui de vous voir souffrir ;

Malheureuse de n’avoir su comprendre

Pour un peu de plaisir :

Je me suis fait prendre. »

Ever_Sad_III_-_Dying_Love

 

 


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