21/11/2008

A Jean Louis


Mon ami,
Je ne crois plus que les sentiments aient un sens,
A la raison de ceux
Qui s’aiment.

Car, Toi,
C’est un peu comme on éteint les derniers feux,
Des anciens campements, où s’étendent les larmes
Sur les visages des femmes et dans leurs yeux
L’argent brillant de leurs dernières armes.

Y’a la rivière sur le plateau qui se meurt en cascade,
Avec des gouttes partout, en un lac de terre mouillée
Et puis, toi tu es là, pour la gorgée de la dernière rasade
Tu es l’ombre noire qu’esquisse l’ocre des grands rochers.

C’est le loup, à pas feutrés qui presse ton éternel voyage
Ainsi qu’un long filet de rires qu’on écrase du pied
Dans cette brume lourde, des lointains rivages:
Où les falaises se creusent dans un fracas étranglé.

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Commentaires

Ta poésie est riche et forte et sensible à la fois, un exercice qu'il n'est pas toujours facile d'executer, je suis heureux d'avoir, par pur hasard des choses, retrouvé ton lien !!
Merci de nous distiller d'aussi belles et touchantes compositions !!

Écrit par : foxxy1 | 24/02/2009

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