19/12/2008

Aux autres siècles où sonnait l'Olifan

Ils ont le visage grimé de cicatrices,
La barbe noire et les cils foncés
Leurs chevaux ont cette croupe en calice
D'où ils boivent un sang pétrifié.
Ils ont la Flèche de Parthes dans les gênes
L'élégance troyenne en leurs pas,
Et c'est toute leur horde qui assène
De grands coups bélants aux autres soldats.
La steppe est un champs de neige rousse
Un lac gigantesque où se miroite la lune
Tout un coeur vibrant au creux de la mousse
Où se meurent les derniers cristaux de dune.
C'est le timtamar des grenouilles,
Qui s'éparpille aux feux païens
Car ces barbares ont des flambeaux de rouille
Qui brulent sans lasse les romains.
Leurs arcs se bombent et ils percent
Les murailles de plomb de tous les forums
De leurs grandes armes ils transpercent
Les cuirasses rouges des autres hommes.
C'est un horizon de yourts mal dressées
Aussi tordues que des herbes hautes,
Y dorment des corps où la faim a déversé,
Un flacon d'acide sur les côtes.
C'est sur les eaux fatales, et noires
Sur la barque fragile d'un été de moissons
Que La Reine y danse, en agitant le mouchoir
Des dernières larmes versées pour Junon.

Steppe_by_PENSA

 

 


01:31 Écrit par Comtesse Christa dans Mongolie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/12/2008

Hommage à Lou

Je mangerai ta peau dans un lit de Quasars
A la lueur extrême des jonquilles fânées
Et lèverai bien haut le diaphane étendard
Qui recouvre à peine nos chairs dénudées.
C'est toute ta bouche et toutes tes dents pour ronces
Qui ont mordu le cosmos de mes joues arrachées
Dans quelque baiser, où la tresse de Raiponce,
Etrangle nos mots dans un cri dépravé.
Nous dévorerons les chandelles ainsi que les cierges
Les soleils d'Automne qui se meurent aux lacs
Et toujours plus claire, me déguiser en vierge
Je noierai ma bouche dans un délirant ressac.
Mes seins sont ce jardin, où lentement promènent
Les rayons bleus de tes regards,et je t'aime
Mon souffle est agité, c'est celui d'un Phallène
Qui s'est pris à la toile noire d'un chrysanthème.
Le talon de ma chaussure s’est pris dans les cordes,
De ta voix carnassière qui s'éprend de mes épaules
Embrasse-moi les chevilles, avec toute cette horde
De véhémence passive s'aliénant dans sa geole.
Hurle moi l'extase, par l'ovale d'un profond trépas
Bouscule moi, que je m'esquisse en arc et me penche
Que je te désire davantage, mon Lou:Montre-moi
Car j'ai le doigt posé sur l'os saillant de ta hanche.

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22:06 Écrit par Comtesse Christa dans Hommage à Lou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/12/2008

Les Traditions Barbares....

Mes veines ont l’éclat des vignes riches, tant abondantes,
Qu’elles se dispersent dans l’effervescence des lilas en fleur
Et elles gueulent sous ma peau blême et rougissante
Plus brulante que les catins sans odeurs.

Il rampe, ce vermillon noir, sur le tapis du sol
Et je sais que les planches de bois, en ont la nausée
Car le sang c’est l’ivresse noyée dans une rigole,
Où délirent les feuilles et les bouts de papier.

Je me secoue les veines lorsque je danse,
Avec des lunes indiennes dans le sombre des yeux,
Je suis ces cordes éparses qui toutes en transes
S’entremêlent dans le bain terrifiant des adieux.

Il me semble être Venise, tant il y a de gondoles,
Sur les fleuves soupirants de mes larges entrailles;
Et je voudrais m’allonger un peu, tout contre ce sol
Au milieu d’un champs de fleurs rougies de cisailles.

Maintenant voila, je dors, et l’infini silence demeure
Je suis ce champs de bataille où mes souvenirs se meurent.

 

Sans titre




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22:43 Écrit par Comtesse Christa dans Je lève mon coeur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |