24/03/2009

La véritable histoire de....

Charles Baudelaire, je vous aime


Qui est réveillé?
Le loup,
Il dormait.
Mais où?
Dormait le loup,
Avant qu’il ne soit réveillé….


J’ai le diaphragme qui se gonfle à peine,
Mais cycliquement comme un tambour,
Pour que je suffoque et que mon haleine
Sonne de tristes hoquets plus furieux que mon amour.
Car, Ah! Si je pouvais t’aimer,
Ici ce soir, entre deux tambours
Que je mourrai,
Que je mourrai d’amour.
Et mes yeux engloutis me tombent dans  les bras,
Tant je pleure , et tant que j’ai l’absence
De toi,
Et d’un brin de lavande cueilli en Provence

Je me désintègre toute entière de l’intérieur,
Sans le moindre vers
Et sans la moindre odeur,
Et sans la crasse qui me couvre  de terre
Et qui ferait de moi,
Quelque chose à toi.
Je me déshabille comme on pèle l’orange
Avec la cisaille du couteau,
Car l’amour a la beauté d’un ange
Que l’on aurait défiguré pour qu’il soit beau.


Qui fut mangé
Par le loup?
C’est moi,
Parce que je rêvais,
Je rêvais de Lou
Et toi,
Parce que tu n’as pas vu arriver,
Arriver le loup.

Je veux leur écrire de belles choses,
Car il n’y a que les belles choses qu’on entende
Et sous le laurier, le laurier rose
Du jardin, le soleil est une amande.

200357~Charles-Baudelaire-1821-67-with-Engravings-circa-1863-Posters

 

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23:54 Écrit par Comtesse Christa dans Charles Baudelaire je t'aime | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |