11/05/2008

De toutes nos chairs

Elle avait entre ses seins: la bouche parfumée
De ces langoureuses caresses à demi-mots
Où les charmes infâmes du sexe et du baiser
S'embrassent au vagin humide de l'assaut.
Quel beau panache ! Aucune croupe soit elle,
Ne Pouvait cambrer si ronde voûte à l'œil pâle,
De ces dimanches aux sueurs fauves et animales,
Statufiés dans l'ombre phallique de dentelles.
Ses mots en pincements jouissifs sur les lèvres,
D'une peau brune tannée à l'or des orfèvres,
Aux halos fruités d'huiles en cascades claires,
Glissant le long d'un buste aux saillantes artères.
Ses doigts enlaçaient la proie satisfaite frémissante,
Qui s'animait en soubresauts légers dans la bouche,
Les douceurs chaudes de la bête toute haletante,
Luttaient contre langue, d'une éjaculation farouche.
Jamais, lui confia-t-elle en posant son doigt ici,
Sur la hanche droite d'un écartèlement jouissif,
Je ne saurai mieux vous donner ce que je suis,
Vous devrez apprendre à jouir d'être mon captif...
Et léchant d'une langue mouillée les contours,
D'un os lubrique, qui se voulait bien en chair,
Elle pointa de son autre main, les alentours
La nuit enlaçait les nuages, brulait en éclairs.
Son nez soudain humait les effluves de ces ivresses,
Piquant de sa douceur, les cuisses toutes tremblantes
Ecartées dans la forme des arcs de délicates fesses
Quel beau Panache ! Jamais je ne l'ai vu si vivante.

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