17/12/2008

Hommage à Lou

Je mangerai ta peau dans un lit de Quasars
A la lueur extrême des jonquilles fânées
Et lèverai bien haut le diaphane étendard
Qui recouvre à peine nos chairs dénudées.
C'est toute ta bouche et toutes tes dents pour ronces
Qui ont mordu le cosmos de mes joues arrachées
Dans quelque baiser, où la tresse de Raiponce,
Etrangle nos mots dans un cri dépravé.
Nous dévorerons les chandelles ainsi que les cierges
Les soleils d'Automne qui se meurent aux lacs
Et toujours plus claire, me déguiser en vierge
Je noierai ma bouche dans un délirant ressac.
Mes seins sont ce jardin, où lentement promènent
Les rayons bleus de tes regards,et je t'aime
Mon souffle est agité, c'est celui d'un Phallène
Qui s'est pris à la toile noire d'un chrysanthème.
Le talon de ma chaussure s’est pris dans les cordes,
De ta voix carnassière qui s'éprend de mes épaules
Embrasse-moi les chevilles, avec toute cette horde
De véhémence passive s'aliénant dans sa geole.
Hurle moi l'extase, par l'ovale d'un profond trépas
Bouscule moi, que je m'esquisse en arc et me penche
Que je te désire davantage, mon Lou:Montre-moi
Car j'ai le doigt posé sur l'os saillant de ta hanche.

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22:06 Écrit par Comtesse Christa dans Hommage à Lou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |