18/05/2008

Les Amants de Mai

Les chiennes de Pluton ont gueulé l'autre soir,
La rue puait l'ivrogne, et je t'attendais là bas,
Au coin de cette rue, morte, sur le trottoir,
Mes yeux s'étaient clos, et je gisais là.

C'était pas une fausse commune, la rue,
Mais la foule me regardait comme ça,
Comme on oublie le papier, à moitié nue
Ce que j'avalais le mieux, c'était leurs pas.

J'avais croisé mes bras sur ma poitrine,
La bouche ouverte, je respirai, là bas,
A peine, le souffle court de glycérine,
Le cœur en pluie, sur tous les toits.

Y'avait les envols d'oiseaux sur les trottoirs,
A deux pas de la cathédrale où nous allions,
Des brins de muguets vendus par hasard,
C'était notre moi de mai, mais sans chansons.

Mais la vie des amants, c'est un peu tout ça,
Et, mon corps amoureux
Est mort cette nuit, car j'ai pleuré tout bas,
J'ai pleuré si bas,
Que mon corps là bas,
Est mort sans adieux

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01:21 Écrit par Comtesse Christa dans Les Amants de Mai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amants, mai, poesie, pluie |  Facebook |