30/10/2008

Ma Touchka

Ma Reine,

Ainsi tu danses comme ces slaves impétueuses
Faméliques, qui perdent leurs cheveux, et toi:

Tes yeux creux sont ainsi que des veilleuses
Dont les flammes brunes n'existent pas.

 

Tes côtes crochues privées de toute chair
Grincent dans l'onde suave de tes pas
Même le brillant de ton crâne incendiaire
Se meurt dans l'ombre glace de l'au delà.

 

 


Le corrail de tes joues est en cendres
Et ta bouche est cette peau décharnée:
De ce rouge vermeille que l'on peut prétendre
Etre le Défunt Idole  d'une sordide beauté.

C'est sur tes dents, ces sourires qu'on éventre
Sur le dessin d'un visage vague décomposé.


Ah! Ta voix, me berce, c'est celle d'un chantre
Que j'ai appris si  fiévreuse, à vénérer.

O Ma Reine,

Enlace-moi, toute entière

Pour que je me brûle
Aux Enfers.


Prosternée, j'y  baiserai ta rotule

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19:49 Écrit par Comtesse Christa dans Ma Touchka | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poesie, poeme, mort, morte, cauchemar, cadavre, reverie, confessions |  Facebook |