18/08/2008

Candélabre


Toucher la cerise, et mourir pour un Rouge
Assommé par l’extase vibrante des oiseaux
Et contempler comment ses paupières bougent,
Dans l’ombre vermeille et ronde d’un caillot.


Jardins de poudres,  livrés aux herbes raz
D’où jaillissent les vers par-dessous la pomme
Et dont l’ornement un étang de vase
Est flétri de rides comme un vieil homme.

Femmes gracieuses à l’encre de jasmin,
Aux bols blanchis par le riz, qui sonnent parfois
Sur le sol vibrant aux jattes de bois ;
Et laisse à la terre un parfum.

 

 

Oublie cela, tais la vague des paumes blanches,
Au dessus desquelles les écumes vides s’épanchent
A l’iode des salaisons.
Et plonge, tête brisée par delà les tambours,
Tout contre le film visqueux et lourd,
De l’horizon.
La guerre des roses ou des cerisiers mauves
Dans les allées brunes du jardin ;

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