13/05/2008

Rêverie de Fin de siècle

Il y'avait ces dames aux ombrelles blanches, et aux visages pâles,
Qui passaient le long des berges fleuries en valses estivales,
Près des eaux d'une rivière étroite, s'enlacaient aux sons des clapotis
Le froissement des robes diaphanes, aux tissus légers légèrement jaunis.

Un tout de poussière d'or que le vent avait emporté dans l'air
J'étais allongée sur l'une de ces couvertures tâchées par l'ocre de terre
Sur lesquelles on se repose, lasses et molles, dans un enchantement
Mains lasses, dos vaincu, arqué par ce délicieux étouffement.

Mon souffle violentait les tiges frêles des fines fleurs ,oscillantes,
Le doigt posé sur des lèvres indécises, la joue en une paume avenante
Le ciel était bleu comme dans une peinture, et des nuages blancs cisellés,
Frémissaient dans la brise aquatique de roseaux rouges élimés.

Le kiosque noirci d'un orchestre, et les hommes vêtus d'élégance,
Déambulaient laconiques et froids, aux sourires charmeurs et charmés...
Leurs jambes articulaient une marche lente et décontractée, assomante
Leurs bras brassaient l'air chaud et humide de cet après midi d'été...

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