21/11/2008

A Jean Louis


Mon ami,
Je ne crois plus que les sentiments aient un sens,
A la raison de ceux
Qui s’aiment.

Car, Toi,
C’est un peu comme on éteint les derniers feux,
Des anciens campements, où s’étendent les larmes
Sur les visages des femmes et dans leurs yeux
L’argent brillant de leurs dernières armes.

Y’a la rivière sur le plateau qui se meurt en cascade,
Avec des gouttes partout, en un lac de terre mouillée
Et puis, toi tu es là, pour la gorgée de la dernière rasade
Tu es l’ombre noire qu’esquisse l’ocre des grands rochers.

C’est le loup, à pas feutrés qui presse ton éternel voyage
Ainsi qu’un long filet de rires qu’on écrase du pied
Dans cette brume lourde, des lointains rivages:
Où les falaises se creusent dans un fracas étranglé.

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30/10/2008

Ma Touchka

Ma Reine,

Ainsi tu danses comme ces slaves impétueuses
Faméliques, qui perdent leurs cheveux, et toi:

Tes yeux creux sont ainsi que des veilleuses
Dont les flammes brunes n'existent pas.

 

Tes côtes crochues privées de toute chair
Grincent dans l'onde suave de tes pas
Même le brillant de ton crâne incendiaire
Se meurt dans l'ombre glace de l'au delà.

 

 


Le corrail de tes joues est en cendres
Et ta bouche est cette peau décharnée:
De ce rouge vermeille que l'on peut prétendre
Etre le Défunt Idole  d'une sordide beauté.

C'est sur tes dents, ces sourires qu'on éventre
Sur le dessin d'un visage vague décomposé.


Ah! Ta voix, me berce, c'est celle d'un chantre
Que j'ai appris si  fiévreuse, à vénérer.

O Ma Reine,

Enlace-moi, toute entière

Pour que je me brûle
Aux Enfers.


Prosternée, j'y  baiserai ta rotule

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19:49 Écrit par Comtesse Christa dans Ma Touchka | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poesie, poeme, mort, morte, cauchemar, cadavre, reverie, confessions |  Facebook |

21/09/2008

La complainte de l'adultère

Cassandre mon amie pourquoi ces nausées,

Et que font-elles ainsi blotties dans ta gorge ?

Tes pas sont lourds, trempés par l’acier des forges

Et ta robe traine sale, sur le pavé.

« Mes mains étaient lavées par l’argile

Mais à présent les voici souillées de boue ;

Je fus l’adultère peu habile :

J’ai rendu mon mari fou. »

Cassandre, ma sœur tes joues sont si maigres

Tes pommettes ont pris la couleur du raisin

Quel est donc ce secret bien aigre,

Qui te cause tant de chagrin ?

Mon visage fut voilé par l’ennui, un jour

Et je fus perdue à jamais, car

A Un rêve, de légèreté et d’amour

Je pris part.

Cassandre, ma fille que fais-tu à la maison ?

Où as-tu perdu le clair de tes yeux si gais ?

Lorsque nous te voyions :

Tu riais

Ma mère j’ai tant de honte à vous revoir

Ma chambre était elle si sombre autrefois?

Est-ce ainsi que j’étais dans le miroir

Je me voyais plus pieuse que cela.

Cassandre, mon amour pourquoi m’as-tu trahi ?

Est-ce là l’orgueil qui t’a rendue folle ?

J’étais épris :

Tu es frivole. »

« Et je tremble aujourd’hui de vous voir souffrir ;

Malheureuse de n’avoir su comprendre

Pour un peu de plaisir :

Je me suis fait prendre. »

Ever_Sad_III_-_Dying_Love

 

 


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